On entend de plus en plus parler de photo-thérapie.
Ce terme est séduisant : il évoque une guérison grâce à la prise de vue photographique.
Mais je dois l’avouer : je n’aime pas ce mot.
Et je vais vous dire pourquoi.

Un mot médical mal employé

À l’origine, la photo-thérapie désigne une pratique médicale bien précise : il s’agit d’un traitement par la lumière, utilisé notamment pour soigner certaines maladies de peau comme le psoriasis ou l’eczéma. Le mot est clair, encadré, défini. Il appartient au monde médical.

Or, dans le domaine de la photographie, ce mot est de plus en plus employé pour parler d’approches bien différentes — parfois floues, parfois sincères, parfois opportunistes : un positionnement marketing fourre-tout. Et c’est là que la confusion commence. Car en français, thérapie renvoie spontanément à un soin, à une intervention psychologique ou médicale.

Parler de « photo-thérapie », c’est donc risquer de brouiller les repères, de faire croire qu’un photographe se substitue à un psychothérapeute. Ce n’est ni juste … ni souhaitable.

Un mot devenu trop à la mode

Le mot est aussi devenu tendance dans le milieu de la photographie professionnelle.

À une époque où beaucoup de personnes ressentent un mal-être, où l’intime est mis en avant, où fleurissent les offres de développement personnel, nombreux sont ceux qui se revendiquent coachs, guides, thérapeutes — parfois sans formation, ni conscience des enjeux.

Certains photographes s’inscrivent dans ce courant. Ils utilisent le mot « photo-thérapie » parce qu’il attire, rassure, fait vendre. Mais que met-on réellement derrière ? Quels cadres, quelles limites, quelles responsabilités, quelle supervision ?

Accompagner une personne dans son rapport à elle-même est un sujet délicat.

Ce n’est pas une posture de pouvoir, ni un rôle de soignant.

Ce que je propose : un accompagnement au mieux-être.

Pour ma part, je préfère parler d’accompagnement photographique.

Je ne suis ni photo-thérapeute, ni psychologue, ni psycothérapeute, ni coach.
Je ne donne pas de conseils.
Je ne soigne pas.
Je ne dirige pas.

Mon rôle est de créer pour mes clients un cadre de sécurité, de bienveillance et de confiance où ils ne se sentent pas jugés. Un espace où la personne peut, si elle le souhaite, travailler sur son rapport à son image, à son corps, à son histoire dans une quête libératoire de ses blocages personnels.

À son rythme. Avec sa sensibilité.

Je suis là pour accompagner ce processus, comme une sorte de catalyseur favorisant la réaction.

Et c’est ma posture : un véritable travail sur ma propre relation à moi-même, la mise en place du cadre sécurisant, une écoute active, une concentration fine, et même un effacement de soi — pour laisser toute la place à l’autre, sans l’envahir, sans le modeler à ma manière.

C’est un accompagnement sensible, sans arrogance, mais avec détermination, humilité et professionnalisme.

Contact

contact
GDPR Consent

Privacy Preference Center